Le Curé Nantais à Pornic : le petit fromage qui monte, 19 juillet 2008.

Lien vers l’article dans le Presse Océan du 19 juillet 2008: cliquez ici

Georges Parola à la fabrique du fromage du Curé Nantais, avec un de ses fromagers.

Georges Parola à la fabrique du fromage du Curé Nantais, avec un de ses fromagers.

Le Curé nantais serait-il protégé par le bon dieu en personne ? À voir son succès, on peut légitimement se le demander. Mise à l’honneur par l’émission Vivement Dimanche, la messe dominicale de France 2, introduite cette année dans le cercle restreint des restaurateurs du club très huppé des VIP de Rolland Garros, la petite fromagerie pornicaise, composée seulement d’une dizaine d’employés, a le vent en poupe.

« C’est extraordinaire »

Chaque semaine, du mardi au vendredi, une cinquantaine de fidèles se pressent afin d’observer le processus d’élaboration du fromage culte. Certes, le nombre de visiteurs n’atteint pas celui de la chapelle Sixtine mais ce succès prendrai presque la forme d’un miracle. Propriétaire de l’entreprise depuis 21 ans, Georges Parola en convient : « C’est extraordinaire tout ce qui nous arrive. On est très heureux. » Existerait-il donc un secret divin dans l’élaboration du précieux fromage qui tire son nom de la rencontre, à la fin du XIXe siècle, entre un agriculteur et un ecclésiastique ? Serait-il trempé dans le bénitier ? Rien de tout cela selon le crémier. « En fabrication, rien n’est compliqué mais tout est important. Il faut faire attention aux petits détails. Par exemple, une cuve mal lavée un soir et c’est la catastrophe le lendemain. » Éloignons-nous de la thèse mystique, le processus de fabrication du fromage est plus prosaïque. Collecte du lait chaque matin, caillage du lait grâce à de la présure, décaillage, moulage et salage. Enfin, le fromage est affiné pendant trois semaines sur des planches d’épicéas. Les caprices divins comme la chaleur, la pluie ou l’humidité sont autant d’aléas sur le processus de fabrication. « On essaye d’appliquer une recette mais c’est difficile. Le fromage est toujours différent. »

Exportations vers le Japon

Le Curé nantais produit chaque année 1,5 tonne de fromage, soit environ 2000 fromages par jour, loin des chiffres extravagants des fromageries industrielles. Mais ce côté artisanal n’empêche nullement le crémier de nourrir de grandes ambitions. Désormais à l’étroit, l’entreprise pornicaise compte déménager dans de nouveaux locaux. Surtout, le Curé nantais a créé un nouveau fromage à base d’algues appelé embrun. Celui-ci s’exporte d’ailleurs, en très petites quantités, vers le… Japon. « Pour l’instant, les ventes sont anecdotiques. Mais nous avons ouvert un filon et sommes seuls sur ce marché », se réjouit George Parola. Au final, le secret du succès du Curé nantais pourrait tenir en trois mots : tradition, modernité et passion. Une sainte Trinité en quelque sorte.

François-Xavier Rigaud

CONTACT:
Le Curé Nantais
rue du Port-Chéri
44210 Pornic

tel. 02 40 82 28 08
www.curenantais.com

Visite gratuite du mardi au vendredi de 9h à 13h

Laisser un commentaire

Classé dans Les mots-clés du Curé Nantais

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s